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Des lettres engagées pour défendre les droits humains

Par ANNE-LAURE ZDARSKY, publié le dimanche 24 janvier 2021 23:37 - Mis à jour le lundi 25 janvier 2021 07:24
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Les 3A ont participé, entre décembre et janvier, au projet Amnesty International "10 jours pour signer".

Entre les mois de décembre et de janvier, l'ensemble de la classe de 3A s'est mobilisée pour participer au projet d'Amnesty International "10 jours pour signer". Amnesty est un mouvement mondial regroupant plus de sept millions de personnes qui se battent contre l'injustice. La campagne "10 jours pour signer" se déroule chaque année autour du 10 décembre, date de la Journée des Droits de l'Homme qui commémore l'adoption en 1948 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Des millions de personnes participent alors au "Marathon des Lettres" et envoient des courriers pour défendre des hommes et des femmes dont les droits ont été bafoués. C'est ce qu'on fait les 31 élèves de la classe de 3A.

Après avoir présenté à l'oral les cas de dix personnes défendues cette année par Amnesty, ils ont pris part à un vote et ils ont décidé d'envoyer des lettres engagées pour défendre deux cas.

Tout d'abord, ils ont souhaité prendre la défense  de NASSIMA AL SADA, jeune femme d'Arabie Saoudite emprisonnée depuis 2018 pour s'être battue pour les droits des femmes dans son pays. Cette femme courageuse et obstinée  n'a jamais supporté l'injustice subie par toutes les femmes d'Arabie Saoudite qui doivent, même pour de simples démarches quotidiennes, demander l'autorisation d'un homme. Déterminée à se faire entendre, elle a même tenté de se présenter en 2015 aux élections municipales. Depuis son arrestation, son procès est sans cesse reporté et ses avocats ont peu de nouvelles. Dans leurs lettres officielles, les 3A ont argumenté par des stratégies de conviction et de persuasion afin d'exiger sa libération. 

Puis, ils ont été émus par le destin tragique de deux jeunes femmes d'Afrique du Sud, POPI QWABE et BONGEKA PHUNGULA, retrouvées mortes, tuées par balles, en 2017. Malgré de nombreux indices relevés, aucune enquête policière n'a été effectuée. En Afrique du Sud, une femme meurt toutes les trois heures et justice est rarement rendue. Dans leurs lettres privées adressées aux familles, les élèves de 3A ont pu exprimer leur indignation et leur souhait de voir la lutte contre le féminicide devenir une cause nationale. 

L'objectif affiché par Amnesty International est qu'un maximum de lettres soit envoyé afin que des représentants des Etats concernés croulent sous le courrier et réagissent mais aussi afin que les familles de victimes et leurs soutiens reçoivent des messages de solidarité venus des quatre coins du monde et qu'ils sachent qu'on ne les oublie pas. 

A travers cette action, les 3A ont travaillé de façon plus globale sur l'engagement citoyen et l'héroïsme du quotidien. 

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